L'automne était tombé très vite, et les arbres avaient vite fait de se dégarnir de leurs feuilles. Le vent glacial et la pluie étaient perpétuellement là. Et moi, Mélanie Sautarel, j'étais assise sur un banc, toute seule, comme une sans amie. Je réfléchissais. Cela faisait cinq mois que je sortais avec Vince et je me lassais déjà de lui. Notre relation s'était ébruitée partout dans le collège et on nous avait nommé "le couple de l'année" par les autres élèves. Et voilà que l'envie subite de rompre me vint à l'esprit: je crois qu'en fin de compte, je n'ai jamais été vraiment amoureuse de ce gars là. Mais comment allais-je lui annoncer que je voulais casser? Ce qui ne me facilitait pas la tâche, c'était que Vince était un violent, qu'il se droguait souvent au schitt en rentrant chez lui et qu'il avait été de nombreuses fois au commissariat de police pour cause de vol. Comment ai-je pu sortir avec un mec comme ça?
En plus, il était super populaire au bahut, et c'était mal vu qu'une fille quitte un garçon. Fallait pûtôt que ce soit le contraire, sinon le mec en question se vengeait sérieusement... Quelle débilité ! Bref, pendant que je pensait à ça, je ne me rendais même pas compte qu'il pleuvait des cordes et que j'étais trempée jusqu'aux os ! Je m'apprêtais à me lever quand, soudain, plus aucune goutte ne me tomba dessus. Intriguée, je levai les yeux et, à ma grande surprise, je vis un garçon qui me fixait et partageait son parapluie avec moi. Non, ce n'était pas Vince, à mon grand soulagement, mais Cyril Dubuchêt, le bôgoss du collège. Il était arrivé en début d'année et j'avoue avoir un petit faible pour lui depuis la première fois que je l'ai vu. Faut dire que j'avais mes raisons, parce qu'il était sacrément canon: des cheveux noirs ébène, un teint bronzé, des yeux bleus, mais bleus, et des plaquettes de chocolat comme celles de Brad Pitt... Il était hyper bien fringué -et des marques s'il vous plaît- et avait une jolie bouche en forme de coeur... Le rêve quoi ! Il commença à me parler:
"Salut !
-Salut.
-Qu'est-ce que tu fais là, toute seule, sous la pluie?
-Oh, rien, je pensais, répondis-je simplement."
Il ne m'avait dit que ces deux phrases là que je trouvais déjà notre discussion passionnante.
"Tu es trempée, reprit-il, pourquoi tu viendrais pas chez moi, le temps que ça passe un peu?"
J'allais répondre non car, si jamais ça allait se savoir que j'étais allée chez Cyril, Vince serait humilié et pèterait les plombs, même s'il ne s'était rien passé. Mais quand il me regarda avec ses yeux d'ange, je ne pris même pas le temps de réfléchir et dit:
"OK, pas de problème !
-Super ! Viens je t'accompagne !"
Et il me prit par le bras, sous son parapluie. On aurait cru deux amoureux !

Commentaires
Par maiz la louve le 19/11/2006 à 17h43
ho putin ton histoier elle a ,'lair superbe ! j'adore ta facon d'ecrire elle est genial !! trop hate de savoir la suite !!

ps: pour information c'est anaïs du college lol
si tu veux lire mon histoire c'est : Voir le lien
bonne continuation !
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